L' Année Sainte Compostellane ou Jubilaire (Xacobeo) survient chaque fois que la fête de saint Jacques (Fête de l'Apôtre), le 25 juillet, tombe un dimanche, ce qui se produit quatre fois tous les vingt-huit ans.
Ceci arrive avec une cadence régulière tous les 5-6-11-6 ans.
Ceci suppose qu'en chaque siècle ont lieu quatorze Années jubilaires. Elles l'ont été, 1999, 2004, elles le seront aussi 2010 et 2021.



La tradition attribue au pape Calixte II (1119-1124), d'accorder en 1122 à Compostelle le premier « jubilé plein de l'année sainte » qui permettait aux pèlerins de béneficier de l'indulgence plénière (rémission totale des péchés).
Par la bulle pontificale Regis Æterni promulguée en 1179, le pape Alexandre III confirmera ce privilège qui fait de Saint-Jacques-de-Compostelle une ville sainte à l'égale de Rome et Jérusalem.

Toutefois ce n'est qu'à partir du début du XVe siècle que l'indulgence plénière semble y avoir été associée, la première année sainte compostellane historiquement attestée datant de 1428. Durant ces années saintes les catholiques peuvent obtenir la bulle jubilaire ou le jubilé. Pour cela il faut réunir les conditions suivantes :

  • Visiter la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice (Espagne) où, selon une tradition, se trouve la tombe de l'apôtre saint Jacques dit, « le Majeur ».
  • Faire une prière (au moins, le Credo, le Notre Père et prier aussi pour les intentions du Pape. Il est recommandé d'assister à la messe.
  • Recevoir les sacrements de la pénitence (quinze jours avant ou après) et recevoir la communion.

Le jubilé dure un an à compter de l'ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale, le 31 décembre précédant l'année sainte, qui marque symboliquement le début des grandes cérémonies qui auront lieu ensuite. Cette porte n'est ouverte qu'à l'occasion de l'Année Jubilaire Compostellane.

À l'occasion de célébrations liturgiques spéciales et pendant l’Année Sainte au cours de la messe du pèlerin qui se déroule tous les jours à 12h00, les visiteurs auront la chance de contempler la singulière cérémonie du botafumeiro,
un spectaculaire encensoir en laiton argenté et pesant quatre-vingts kilos.
A l'origine, cet encensoir servait à parfumer la cathédrale. Il pend à une corde du haut du transept. Pendant qu'on le balance comme s'il s'agissait d'un pendule, huit hommes (tiraboleiros) donnent de la corde au point le plus élevé du mouvement et tirent sur elle au point le plus bas.
On accroît ainsi l'oscillation de l'encensoir pour l'élever a 21 mètres de haut dans la voûte, en formant un arc de 65 mètres tout au long du transept, depuis la porte de la Azabachería jusqu'a celle de Platerías.
Il passe au ras du sol à une vitesse de 68 km/h en laissant derrière lui un fin sillage de fumée et d'encens.

Texte pris sur http://fr.wikipedia.org