Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage chrétien, dont le but est la crypte de la cathédrale de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne) dans laquelle se trouve une urne contenant les restes supposés de l'apôtre Jacques le Majeur. En effet, depuis le IXe siècle, l'Église locale prétend posséder le corps (les reliques) de saint Jacques, apôtre du Christ, à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Au Moyen Âge, le pèlerinage de Compostelle comptait parmi les trois grands pèlerinages de la Chrétienté.

Origines
Le pèlerinage est né de la découverte miraculeuse d'un tombeau faite en Galice vers l'an 800. Ce tombeau a été retrouvé par l'ermite Pelayo... Lire la suite sur Wikipedia >>>

Le pèlerinage contemporain
Cent mille pèlerins vers Saint-Jacques ont été recensés à Compostelle pour l'année sainte 1999 et près de deux cent mille en 2004. Mais ces chiffres ne signifient rien dans la mesure où ne sont comptabilisés que ceux qui demandent à recevoir la compostela. Ils se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle à pied ou à vélo, parfois à cheval.

Par ailleurs, s'il est parcouru depuis le IXe siècle par des chrétiens faisant étape dans des monastères, le pèlerinage de Saint-Jacques est également devenu une randonnée célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d'art roman.

Un chemin de Compostelle est bien identifié en Espagne, le Camino francès qui a été la voie de communication du Nord de l'Espagne très fréquentée après la Reconquista pour favoriser le repeuplement des royaumes du Nord. Cette voie conduisait à Compostelle mais tous ceux qui l'ont empruntée ne sont sans doute pas allés jusqu'en Galice. Il n'y a pas d'équivalent en France. Des chemins de Saint-Jacques ont été tracés par la FFRP (Fédération de Randonnée Pédestre) à partir du début des années 1970. Le premier exemplaire ronéoté du topo-guide du GR 65 pour le tronçon Le Puy - Aubrac date de 1972. Ce chemin de Saint-Jacques est devenu le GR 65 sentiers de grande randonnée.

Sous réserve de la présentation d'un « carnet de pèlerin » délivré par les services du pèlerinage de la Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, par des associations ou, en France, par les évêchés ou les paroisses, les pèlerins peuvent faire étape dans des gîtes et des monastères jalonnant le parcours.

À l'arrivée à destination, les pèlerins en possession d'un carnet du pèlerin religieux, ou credencial (appellation hispanique) ou créanciale (en français), obtiennent un certificat attestant qu'ils ont bien effectué le pèlerinage : c'est la compostela, rédigée en latin. La condition est d'avoir parcouru au moins les 100 derniers kilomètres à pied (ou 200 km en vélo) et de les avoir fait valider sur leur carnet du pèlerin. Une conséquence ressentie comme injuste de cette règle est que le pèlerin venu de Berne ou Helsinki qui s'arrête, fatigué, à 120 kilomètres de Santiago et termine en autocar n'a pas droit à la compostela.

Les randonneurs, plus attachés à la laïcité, se contentent d'une crédenciale qui ouvre droit à la même compostela, selon les mêmes règles.

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